7 jours, 7 plages entre Porto-Vecchio et Bonifacio en pleine saison
En juillet et en août, les plages de Corse du Sud offrent sans doute leurs plus belles couleurs, mais aussi leur plus forte fréquentation. À Palombaggia, Santa Giulia ou sur les autres plages emblématiques entre Porto-Vecchio et Bonifacio, arriver à la mauvaise heure peut complètement changer l’expérience. Avec les années, nous avons donc pris l’habitude d’organiser nos journées autrement : partir tôt lorsque nous voulons retrouver les grandes plages, choisir une crique plus confidentielle l’après-midi, prévoir parfois un pique-nique et accepter de marcher un peu pour s’éloigner de la foule. Depuis une maison de location à Sotta, cette façon de vivre la mer fonctionne particulièrement bien. Nous ne sommes attachés à aucune plage : chaque matin, nous pouvons choisir notre direction, notre horaire et notre ambiance. Voici donc non pas un classement, mais notre idée d’une semaine de plages en plein été, entre Porto-Vecchio et Bonifacio.
Les plages emblématiques, mais au bon moment
Nous commencerions volontiers la semaine par L’Acciaro, du côté de Palombaggia. C’est une plage que nous aimons pour son équilibre : une très belle mer, du sable, une ambiance estivale assumée et surtout la possibilité de déjeuner directement sur place. Le parking est payant, autour de 5 €, mais en pleine saison ce petit confort simplifie réellement la journée. Nous y allons plutôt le matin et jusqu’au début d’après-midi, avant que la fréquentation et la chaleur ne deviennent trop importantes. C’est une bonne première journée pour retrouver immédiatement cette lumière et ces couleurs que l’on associe aux plages de Porto-Vecchio.
Un autre matin serait consacré à Palombaggia, mais avec une organisation différente. Nous aimons le secteur de Playa Baggia, notamment parce que son parking est ombragé. Le stationnement est d'environ 20 €, mais il est pris en charge lorsque l’on déjeune au restaurant. En août, nous ne chercherions surtout pas à y arriver à midi : Palombaggia se mérite tôt. Le matin, la lumière est douce, la mer souvent calme et l’atmosphère n’a rien à voir avec celle du milieu de journée. Nous profiterions de la plage jusqu’au déjeuner ou au tout début d’après-midi avant de reprendre tranquillement la route de Sotta.
Enfin, impossible d'imaginer cette semaine sans Santa Giulia. Là encore, le secret n’est pas de chercher une plage inconnue mais simplement de changer d’horaire. Nous essayons d'arriver avant 10 heures. On profite alors beaucoup mieux de cette immense lagune aux eaux peu profondes avant que les parkings et la plage ne se remplissent. Après quelques heures dans l’eau, nous déjeunons sur place puis nous rentrons. En pleine saison, vouloir absolument rester jusqu’à 17 ou 18 heures n’apporte pas forcément grand-chose : nous préférons retrouver la piscine, le calme et le maquis de Bella Sotta pendant que d’autres commencent seulement à chercher une place près de la mer.
Alterner avec les criques et les plages plus sauvages
C’est probablement ce qui change le plus notre façon de vivre la Corse du Sud en août : nous n’essayons pas de passer sept jours sur les plages les plus célèbres. Certaines journées sont volontairement consacrées à des endroits plus simples et plus sauvages. Les criques de Figari sont parfaites pour cela. Pas de restaurant, pas de plage aménagée et pas de parking payant : on prend de l’eau, quelques affaires et on vient plutôt l’après-midi. L’ambiance est très différente de Palombaggia ou Santa Giulia. Les rochers, le maquis et le vent de Figari donnent au paysage un caractère beaucoup plus brut, et l’eau invite immédiatement à sortir masque et tuba.
Nous ferions la même chose avec Balistra. La plage est vaste, sauvage, sans restaurant et le stationnement est gratuit. Nous aimons justement y aller dans l’après-midi, lorsque nous n’avons aucune envie de nous lever tôt pour gagner la course aux parkings des plages les plus fréquentées. Même en été, son environnement donne davantage d’espace et cette impression d'être déjà un peu ailleurs. Le vent peut évidemment modifier complètement le visage de Balistra ; c’est donc typiquement une plage que nous choisissons en fonction de la météo du jour plutôt qu’une semaine à l’avance.
Une autre journée permet de combiner deux ambiances. Nous commencerions le matin à Maora, près de Bonifacio, avec l’objectif d’arriver avant 10 h 30 pour profiter plus facilement du stationnement gratuit. Après la baignade et le déjeuner, quelques minutes de voiture permettent de changer totalement de décor et de rejoindre Cala Longa dans l’après-midi. Nous aimons beaucoup cette idée de ne pas forcément chercher à occuper la même serviette pendant huit heures. En pleine saison, bouger permet parfois de retrouver du calme exactement au moment où les plages les plus connues atteignent leur pic de fréquentation.
Marcher un peu, s’éloigner de la foule et retrouver Sotta le soir
Nous garderions enfin une journée pour Carataggio, que beaucoup surnomment la plage de Tahiti. Celle-ci demande un peu plus d’effort et c’est précisément ce qui fait son charme. Nous partons le matin, avec le pique-nique dans le sac, pour profiter de la marche d’environ quarante minutes avant que le soleil ne soit trop haut. Le chemin fait déjà partie de la journée : le maquis, la chaleur qui commence doucement à monter, puis cette eau que l’on aperçoit enfin après avoir marché. Il faut accepter de porter ce dont on aura besoin et de renoncer au restaurant de plage, mais en plein mois d’août cette petite contrainte devient aussi une sélection naturelle. Ceux qui font l’effort découvrent une expérience bien différente des plages accessibles directement en voiture.
C’est finalement ce que nous aimons dans cette semaine : ne jamais chercher la même chose deux jours de suite. Un matin à Santa Giulia pour ses eaux presque irréelles, un déjeuner les pieds dans le sable à L’Acciaro, un après-midi sauvage à Balistra, un masque et un tuba dans une crique de Figari, une journée avec pique-nique à Carataggio… En pleine saison, vouloir éviter totalement le monde serait illusoire. En revanche, on peut très bien éviter de le subir.
C’est aussi là que la situation de Bella Sotta prend tout son sens. Nous sommes entre Porto-Vecchio et Bonifacio, sans être installés au bord d'une seule plage qui dicterait toutes nos journées. Selon l’heure, le vent ou l’envie, nous pouvons partir vers le nord, le sud ou l’ouest. Et lorsque la côte devient très animée en milieu d’après-midi, nous retrouvons avec plaisir la route de Sotta, le silence du maquis et la piscine. En août peut-être encore plus qu'en juin ou en septembre, être légèrement en retrait de la mer permet paradoxalement d’en profiter davantage.
Y aller depuis Bella Sotta
Cette semaine n’a volontairement pas une seule adresse : elle dessine un itinéraire entre Porto-Vecchio, Figari et Bonifacio, avec Bella Sotta comme point de départ. Selon la plage choisie, comptez généralement entre 15 et 35 minutes de route. Santa Giulia est à environ 15 minutes, Palombaggia et L’Acciaro autour de 20 à 25 minutes, tandis que Balistra, Maora, Cala Longa ou les départs permettant de rejoindre Carataggio demandent un peu plus de temps. Les criques de Figari se rejoignent également facilement depuis Sotta sans avoir à traverser Porto-Vecchio. En juillet et en août, nous conseillons surtout de ne pas raisonner uniquement en kilomètres : l’heure de départ compte davantage. Pour les plages emblématiques, nous partons tôt ; pour les plages sauvages, nous adaptons notre journée au vent et à l’affluence. C’est tout l’intérêt de séjourner à Sotta : pouvoir choisir sa plage au dernier moment plutôt que d’organiser toutes ses vacances autour d’une seule portion de littoral.